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publié le 21/12/2017 Imprimer Imprimer en PDF

Starters | Validation de compétences

Réformer pour coller à la réalité

L'UCM applaudit la réforme

Il est important d'exiger des entrepreneurs un minimum de connaissances techniques et de gestion. Cela permet de limiter le risque d'échec et de faillite. Il est également nécessaire de garantir aux consommateurs la qualité des services rendus. À défaut, les starters pourraient avoir du mal à gagner la confiance des clients.

La Wallonie n'a pas encore pris de décision en ce qui concerne les accès à la profession. L'UCM insiste auprès des ministres wallons pour qu'ils s'inspirent du modèle bruxellois et ne suivent pas la Flandre dans une dérégulation qui fait courir des risques, tant aux starters qu'aux consommateurs.

Les trois Régions, avec la sixième réforme de l'État, héritent de la compétence des accès à la profession. L'UCM abonde dans le sens de la Région bruxelloise, qui montre l'exemple.

Pour devenir indépendant, il faut des connaissances de gestion de base et, dans les professions dites réglementées, prouver ses compétences soit par un diplôme, soit par son expérience professionnelle. La Région bruxelloise, à l'initiative du ministre Didier Gosuin, réforme les accès à la profession.

Les connaissances de gestion de base restent nécessaires, mais les starters pourront obtenir un accès provisoire de deux ans. Durant cette période, ils seront encouragés à se faire accompagner par un organisme agréé.

La liste des compétences spécifiques au métier reste inchangée, mais elle sera évaluée. Il ne sera plus possible de passer par le jury central, qui n'est pas à même d'évaluer correctement les capacités professionnelles. La Région bruxelloise a par ailleurs décidé d'aligner ses exigences sur celles prévues dans la directive européenne, du point de vue de la valorisation des diplômes et de l'expérience. C'est là qu'entrent en scène la cinquantaine de centres de validation de compétences, qui fixent les règles de la certification et délivrent les sésames.

 

Validation des compétences en coiffure à Bruxelles

Les premières certifications ont été remises à cinq coiffeurs, entourés de coiffure.org.

 

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L'envolée vers le contrat

Trois questions à Myriam Schauwers, présidente du comité directeur du consortium de validation des compétences...

Myriam Schauwers

- Cette mise en lumière de la validation de compétences, c'est une bonne chose pour vous ?

- Oui, incontestablement ! De plus en plus d'employeurs sont demandeurs de ce type de certification parce qu'il s'agit d'une épreuve externe qui atteste des compétences acquises sur le terrain. Le système commence à faire son chemin et ça nous réjouit. De plus, ce sont des collaborateurs qui sont tout de suite dans le bain, formés sur de bons outils et qu'on ne doit pas tester. Et comme l'épreuve de validation est identique dans la cinquantaine de centres, il y a une garantie de compétences acquises.

 

- Vous êtes donc satisfaite du travail de la Région bruxelloise ?

- Ça faisait longtemps que certains ministres en parlaient mais Didier Gosuin a avancé et c'est une bonne chose. Et cette validation concerne beaucoup de monde, à la fois les gens qui évoluent dans les métiers émergents, les personnes licenciées et qui veulent valoriser une expérience acquise à leur poste, mais aussi des travailleurs qui viennent de l'étranger et qui peuvent ainsi prouver qu'ils connaissent un métier et peuvent le pratiquer.

 

- N'avez-vous pas peur de vous attirer les foudres des écoles qualifiantes ?

- Non, car à partir d'un certain âge, c'est compliqué de retourner sur les bancs de l'école. Les écoles qualifiantes sont là pour les adolescents, mais ici, nous parlons d'adultes. Et donc tout se complète. Les profils qui font l'objet d'une validation sont fixés par une commission. C'est elle qui dresse le cadre précis. La certification ne remplace pas le diplôme.

 

© Philippe Turpin/Belpress.com
Z'ont dit
D'Ahmed Laaouej,

député PS, au Parlement : "Nous allons demander l'audition de l'UCM sur la réforme de l'impôt des sociétés puisque la majorité n'a pas pris la peine de consulter une organisation qui représente 67 % de l'emploi en Belgique." (Le Soir, 18/12/17)

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