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publié le 21/12/2017 Imprimer Imprimer en PDF

Social | Pour l'UCM, la réforme des pensions doit passer

Les indépendants demandent la sécurité et l'équité

© Pierre Rousseau/Belpress.com
Les syndicats ont réuni environ 25.000 personnes le 19 décembre à Bruxelles pour protester contre la réforme des pensions. Dans l'intérêt de nos enfants, il faut espérer que ce soit en vain.

La Caisse d'assurances sociales de l'UCM a interrogé les indépendants sur leur protection sociale. Deux sur trois craignent que l'État ne puisse pas remplir ses engagements en matière de pension et ils ont raison. Le système actuel, horriblement complexe, généreux avec quelques-uns et trop chiche pour la plupart, est intenable sans réforme. C'est une réalité mathématique. Ne rien faire amènerait le système dans le mur et ferait porter une charge énorme aux générations suivantes.

En même temps, 84 % des indépendants estiment que la pension qui leur est promise (1.212 euros pour une carrière complète de 45 ans) est insuffisante. C'est aussi une évidence. Selon les chiffres du cabinet des Pensions, le montant mensuel versé à un indépendant est, par dossier, de 471 euros en moyenne. C'est plus du double pour les salariés (978 euros). Quant aux fonctionnaires, ils sont à 2.174 euros par mois de moyenne. Rien ne justifie de tels écarts.

La pension à points, qui valorise les années effectivement travaillées et tient compte de la pénibilité des métiers, est une manière efficace de garantir les paiements, d'aller vers plus d'équité en toute transparence.

L'UCM défend le principe suivant : "Un euro payé pour la pension via les cotisations sociales doit valoir un même retour à l'heure de la retraite, quel que soit le statut de la personne." En appliquant ce principe, incontestable, les indépendants ne se retrouveront plus systématiquement en bas de l'échelle. Ils pourront bénéficier de la même fourchette de pension que les salariés.

De plus, la pension à points permet de répondre aux défis posés par les carrières mixtes et les nouveaux statuts. Elle ouvre aussi une plage de flexibilité entre 60 et 67 ans, en particulier avec l'introduction de la pension partielle.

La société évolue et le monde du travail aussi. Le système des pensions doit s'adapter et progresser vers plus d'équité. C'est pourquoi, à la veille du rassemblement, l'UCM a appelé le gouvernement à ne pas se laisser impressionner par la "manifestation des conservateurs". Cette prise de position a suscité beaucoup de réactions, positives côté indépendants mais aussi négatives côté manifestants. Sur les réseaux sociaux, des menaces ont été proférées. La seule réponse à l'argumentation des "réformistes" serait-elle la violence ?

 

 

Th. E.

 

 

Raoul Hedebouw ou la désinformation

Pour attirer du monde à la manifestation, le leader de l'extrême gauche, Raoul Hedebouw (PTB), a déclaré dans Sudpresse : "Nous n'aurons plus des euros, mais des points en fin de carrière. La valeur du point, c'est-à-dire comment on va le transformer en euros, va dépendre de trois paramètres. Un : la conjoncture économique. En gros, si la conjoncture diminue, nos pensions aussi. Deux : l'espérance de vie. Plus on va vivre vieux, moins notre pension sera élevée. Trois : le taux d'emploi. Aujourd'hui, on peut calculer ce qu'on va toucher comme pension. La pension à points, ce sera une véritable tombola."

La vérité, c'est que la valeur du point sera fixée en 2025. À ce moment, chacun pourra connaître exactement son montant de pension, selon ses choix de carrière. La valeur du point ne pourra jamais baisser. Elle sera au contraire indexée et liée aux hausses salariales. Si c'est une tombola, tout le monde gagne et connaît son lot avec des années d'avance.

Z'ont dit
D'Alexander De Croo,

vice-premier ministre Open VLD, sur les relations entre le fédéral et les Régions : "Les comités de concertation, c'est beaucoup de comités et peu de concertation." (La Première, 11/12/17)

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