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publié le 25/07/2017 Imprimer Imprimer en PDF

Enquête | Paiement électronique

Une coûteuse nécessité pour les commerçants

Yomani Worldline
Le dernier baromètre UCM Commerce montre une amélioration de la situation perçue par les commerçants indépendants. Ceux-ci ont été aussi interrogés sur le paiement électronique. Ils sont huit sur dix à le proposer aux clients quel que soit le montant à régler, bien que son coût soit jugé excessif.

L'UCM publie les résultats de son baromètre semestriel du commerce indépendant réalisé auprès de 347 commerçants indépendants en Wallonie et à Bruxelles au mois de juin 2017. Une majorité d'entre eux (52 %) considèrent toujours que l'existence même de leur magasin est menacée ou en péril. Cela reste très important, bien qu'il y ait une amélioration par rapport à la fin 2016, où ce chiffre était de 58,2 %.

À l'occasion de ce baromètre, l'UCM a fait le point sur les habitudes et attentes des commerçants indépendants concernant les paiements électroniques. Ils sont plus de huit sur dix (81,1 %) à offrir la possibilité de payer de manière électronique dans tous les cas. Un sur dix (10,1 %) l'accepte à partir d'un certain montant. Quand il sera interdit de demander un supplément pour le paiement par carte, en principe le 12 janvier 2018, un quart des commerçants (24,5 %) ont l'intention de fixer un plancher en dessous duquel il faudra régler en cash.

C'est évidemment le paiement par carte de débit et de crédit qui est le plus souvent offert. Le paiement par smartphone est en outre possible chez plus d'un quart des commerçants (26 %). Quant aux terminaux, Atos Worldline reste l'opérateur dominant puisqu'il équipe près de deux tiers des commerçants (62,3 %), mais d'autres acteurs comme CVV et Ingenico sont également bien présents.

L'enquête UCM confirme que le paiement électronique reste perçu comme trop coûteux pour la plupart des commerçants (82,8 %). Parmi les pistes qu'ils privilégient pour réduire ce coût, ils souhaitent en priorité une diminution du coût d'achat ou de location des terminaux et, dans une moindre mesure, le développement de modes de paiement alternatifs, notamment par smartphone, qui peuvent être gratuits.

Vu ces réponses à l'enquête, l'UCM insiste pour que les mesures fiscales visant à réduire le coût des terminaux de paiement pour les commerçants, décidées lors du conseil des ministres sur la sécurité, soient implémentées rapidement. Les frais liés aux terminaux de paiement doivent être considérés comme des investissements de sécurité et bénéficier à ce titre d'une déduction fiscale de 20,5 % (contre 13,5 % actuellement). Cette mesure doit également profiter aux commerçants qui louent leur terminal.