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publié le 18/04/2017 Imprimer Imprimer en PDF

Environnement | Assainissement des sols

Passeur d'histoires d'entreprises

Marco Jadot (chargé de mission chez Mourik)
Marco Jadot travaille pour une société active dans le génie civil et le nettoyage industriel. Après avoir servi la métallurgie, les sols wallons retrouvent une nouvelle jeunesse, gage de renouveau.

Les bassins sidérurgiques liégeois et carolos ont tous deux été les terres d'accueil de grandes entreprises durant des décennies, pourvoyeuses d'emplois mais dont les sols sont aujourd'hui extrêmement pollués. Ces sites, il faut les assainir. C'est là qu'intervient (entre autres) l'entreprise Mourik, pour laquelle le Liégeois Marco Jadot, un pensionné actif indépendant, travaille depuis 14 ans.

Diplômé HEC en 1973, il travaille vingt ans pour la Maison Heens, spécialisée dans la mécanographie, puis devient indépendant aux commandes d'une SPRL informatique qui a employé près de dix personnes jusqu'au milieu des années 90. "Nous étions actifs dans le domaine des traitements de textes et des machines à mémoire. Nous avons vendu les premiers Tandy et Commodore", se souvient-il.

En 1995, l'offre informatique change ; le Liégeois accepte alors la mission de Shanks et participe la création de la nouvelle division Shanks Electronic recycling, en recyclant ce qu'il a vendu auparavant !

Au four et au moulin

Le passage aux années 2000 marque le début d'une nouvelle aventure, loin des souris et des cartes mères lorsque le Liégeois collabore avec Bruxelles Environnement. "C'est de cette époque que date mon premier contact avec l'entreprise Mourik, qui cherchait un collaborateur pour développer le marché sur la Wallonie."

Marco Jadot a décroché des missions sur les sites d'Arcelor, en cours de reconversion, plus spécifiquement en désamiantage et nettoyage industriel. C'est la société pour laquelle il travaille qui a notamment été en charge de l'évacuation des déchets dangereux de quatre sites de Chertal.

"C'est un travail très varié, dans lequel je m'amuse beaucoup car il va de la négociation du contrat à la salopette de chantier. Le poste comprend le désamiantage, l'évacuation des déchets nocifs, l'abattage des bâtiments puis le nettoyage du site. Ma mission est de faciliter les échanges."

Marco est un passeur d'histoires, au même titre que d'autres sociétés, de ceux qui accompagnent la fin d'une ère pour permettre l'éclosion d'une nouvelle. "L'arrêt de la sidérurgie est un drame humain car nous aurons toujours besoin d'acier. Le problème, c'est la mondialisation du secteur et ses coûts en termes, notamment, de main-d'œuvre. Cela dit, de nouvelles entreprises pourront s'installer sur ces sites, c'est positif."

 

I.M.

  

Acheter un terrain sain, c'est primordial

Lorsqu'un entrepreneur décide d'acheter un terrain, il doit se révéler aussi rusé qu'un renard car les pièges peuvent être nombreux. Le lopin de terre, s'il se veut accueillant au premier regard, peut contenir de nombreuses pollutions dont il faut tenir compte. Les pollutions dont les plus connues, d'hydrocarbures, aux solvants ou aux métaux lourds ont des conséquences fâcheuses. Un terrain pollué peut perdre beaucoup de valeur ; les études de sols et assainissements nécessaires coûtent cher.

Pour bien comprendre les enjeux, il faut savoir qu'il y a un "avant" et un "après" 30 avril 2007. Avant cette date, les pollutions sont considérées comme historiques. L'assainissement ne sera obligatoire qu'en cas de risques avérés pour la santé et/ou l'environnement. Après cette date, toute nouvelle pollution devra être assainie. La Wallonie applique le principe du pollueur-payeur, elle va donc essayer de retrouver l'auteur de la pollution.

Toutefois, si celui-ci s'avère non identifiable ou non solvable, elle va se retourner au final contre le propriétaire du terrain, même si celui-ci n'est en rien responsable de la pollution. Il est donc important de ne pas se précipiter et de se renseigner au maximum sur l'historique du terrain convoité et sur les obligations qui vont en découler. Autant savoir tout de suite à quelle sauce la Région wallonne va vous manger ! 

 

© Richelle

 

En savoir plus

Davantage d'informations auprès de Sandrine David, conseillère environnement UCM, au 04/221.65.90 et sur internet :

ucm.be/Environnement/Permis-d-environnement-sols-dechets-eau/Decret-sols

Z'ont dit
De Christophe Collignon,

chef de groupe PS au Parlement wallon, étonné que le nouveau gouvernement demande un audit des finances régionales : "C'est compréhensible de la part du MR. Mais le CDH ? Ils sont dans la majorité depuis 2004. Ils sont devenus amnésiques ?" (L'Avenir, 31/08/17)

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