UCM
Flux RSS RSS - Union & Actions, le 23 juillet 2017

publié le 19/04/2017 Imprimer Imprimer en PDF

Mobilité | Des alternatives à la voiture de société

Garder l'avantage, donner du choix

© Richelle
Employeurs et syndicats sont d'accord pour donner le choix au salarié : une voiture de société ou un budget équivalent, qui peut même devenir du salaire (brut). En toute neutralité et liberté...

Quelque 400.000 salariés bénéficient d'un véhicule de société. C'est un gros avantage et ceux qui en profitent y sont très attachés. Pour l'employeur, c'est un moyen de fidéliser et de récompenser son personnel en marge des prélèvements fiscaux et parafiscaux. Le revers de la médaille, c'est l'effet de ces 400.000 véhicules sur les embouteillages et les émissions de CO2. Rouler tous frais payés n'incite pas à limiter ses déplacements ou à chercher des alternatives plus écologiques.

Les partis politiques, les uns après les autres, prennent des positions parfois radicales. Entre ceux qui refusent toute évolution et ceux qui veulent supprimer l'avantage ou le fiscaliser totalement, d'autres avancent des formules plus ou moins complexes et plus ou moins restrictives.

Les partenaires sociaux au Conseil national du travail et au Conseil central de l'économie (FEB, UCM, Unizo, Boerenbond et Unisoc côté patronal) ont décidé de prendre la main. Ils ont adopté d'initiative un avis commun pour évoluer vers une mobilité durable. Du point de vue des employeurs, la proposition respecte leur liberté d'octroyer ou pas un avantage et respecte la neutralité financière si l'avantage est octroyé.

Plus simple à gérer

Il relèvera donc de la décision exclusive de l'employeur de proposer un budget mobilité au travailleur ou de ne pas le faire. Le salarié peut prendre la voiture de société correspondante aux conditions d'aujourd'hui. Il peut aussi remplacer sa voiture de société par des moyens et services de transport durables ou opter pour une voiture de société moins chère et combiner celle-ci avec d'autres moyens et services de transport durables (tels que bus, tram, métro...). Le solde n'ayant pas été consacré à la mobilité en fin d'année pourra être payé en cash, mais sera fiscalisé.

Pour les organisations patronales, c'est une bonne formule puisqu'elle respecte la liberté de l'employeur et qu'elle ne lui coûte pas plus cher. Un budget mobilité conduira même à un système plus simple à gérer au sein des entreprises. La gestion et le contrôle pourront être sous-traités à un tiers.

La balle, ou plutôt l'avis, est maintenant dans le camp des responsables politiques.