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publié le 24/03/2017 Imprimer Imprimer en PDF

Sabam | La musique a un coût, mais aussi une plus-value

Clients et salariés apprécient un fond musical

© S. Seyen/Belpress.com
La Sabam a commandé une étude sur la diffusion de musique dans un cadre professionnel. C'est "un investissement intéressant", conclut-elle. Ce que les entrepreneurs ont bien compris...

La Sabam collecte les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs d'œuvres musicales. À sa demande, un bureau d'études (Profacts) et l'Université de Gand ont interrogé mille personnes et 300 entrepreneurs. Il en ressort que 84 % des Belges apprécient la musique diffusée dans les cafés, restaurants, magasins, salons de coiffure... Une étude canadienne de 2015 avait donné un résultat quasiment équivalent (80 %).

Les commerçants et les restaurateurs ont bien compris cet intérêt puisqu'ils sont respectivement 84 % et 98 % à assurer un fond musical à leurs clients.

Une étude britannique laisse même croire que le choix des morceaux diffusés peut influencer le consommateur. L'expérience a eu lieu chez des cavistes. Selon que la musique était française, italienne, allemande..., les choix des acheteurs changeaient significativement. Interrogés à la sortie du magasin, la plupart des clients ne faisaient aucun lien entre ce qu'ils avaient entendu et le vin sélectionné.

Plus discutable est la question de la diffusion de musique sur le lieu de travail. Il va de soi que toutes les activités ne s'y prêtent pas. Globalement, 56 % des personnes interrogées pensent que la musique améliore la productivité. Les employeurs sont 72 % à partager cet avis, lorsque c'est possible bien entendu.

La publication de cette étude est l'occasion pour la Sabam de rappeler que la diffusion de musique dans des lieux ouverts au public (y compris les salles d'attente) est payante. Soit l'entrepreneur utilise la radio, des CD ou des enregistrements personnels, soit il recourt à un service musical online. La liste des huit sites au départ desquels on peut constituer des playlists est sur le site de la Sabam ( sabam.be). À noter que des téléchargements réalisés sur Spotify ou Youtube ne sont utilisables que pour un usage strictement privé. Diffuser au public de la musique puisée à ces sources est interdit dans tous les cas.

En cas d'infraction, la Sabam se contente en principe d'exiger la remise en ordre. Faute de quoi l'amende est de 75 euros par infraction, somme qui peut être majorée de 125 euros pour frais de constat et de déplacement.

Le Guichet d'entreprises UCM, dans ses "Services Plus", propose à ses clients d'introduire les déclarations nécessaires auprès des sociétés de gestion des droits musicaux ( ucm.be/mes-services-plus). 

 

En chiffres...

La Sabam représente les œuvres de plus de quatre millions d'auteurs belges et étrangers, soit 90 % du répertoire musical disponible dans le pays. En 2015, elle récolté 157 millions d'euros, dont 132 millions (84 %) ont été redistribués, le solde couvrant les frais de fonctionnement. L'argent de la Sabam est réparti entre les auteurs, compositeurs et éditeurs, en fonction d'un très vaste relevé des chansons diffusées. Bizarrement, c'est une autre société, la Simim, qui s'occupe de la rémunération des interprètes.

Les tarifs de la Sabam dépendent de multiples facteurs. Il faut compter entre 150 et 250 euros par an pour un magasin, de 400 à 500 euros pour un restaurant et 165 euros pour une petite salle d'attente.

Z'ont dit
De Paul Magnette

(PS), ministre-président wallon, qui a qualifié Benoît Lutgen de "loyal" la veille de l'annonce de la fin de son gouvernement : "J'avais entendu des rumeurs. J'ai voulu en avoir le cœur net. J'ai eu la réponse : il n'a pas le sens de l'honneur. C'est le retour du vieux PSC." (L'Avenir, 21/06/17)

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