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publié le 13/01/2015 Imprimer Imprimer en PDF

Mont-Saint-Guibert | Do Eat

Les verrines qui se mangent

Thibaut Gilquin et Hélène Hoyois (Do Eat)

Thibaut Gilquin et Hélène Hoyois : un jeune couple dynamique à la tête d'une start-up qui l'est tout autant.

Do Eat propose des verrines mangeables dans lesquelles peuvent être disposés tous types d'aliments, pour tous les goûts…

Hélène Hoyois et Thibaut Gilquin, les fondateurs de Do Eat, se sont rencontrés sur les bancs de l'Arts² (arts au carré) à Mons : elle spécialisée en webdesign et graphisme, lui architecte d'intérieur. Ils se sont découvert une ferveur commune pour la cuisine et l'art. Et quoi de mieux pour assouvir ces deux passions, quand on est un étudiant désargenté, que d'écumer les vernissages ? "Qui dit vernissage dit cocktail", explique gaiement Thibaut Gilquin. Et c'est lors de ces réceptions que les deux tourtereaux se sont aperçus des quantités astronomiques de déchets générés par la vaisselle jetable. Et de pousser la réflexion plus avant : "Lorsque vous avez un verre dans une main et une verrine dans l'autre, difficile d'échanger sa carte de visite ! Des millions d'affaires, de ventes n'ont certainement pu se réaliser de par ce fait", plaisante Hélène Hoyois.

C'est fort de ce constat que Thibaut Gilquin, lors d'un projet d'étude, s'est mis en tête de créer une assiette mangeable, à base de fécule de pomme de terre. Après de nombreux essais, le prototype a été présenté, avec succès et enthousiasme, à un concours en Allemagne. Le temps de finir leurs études et de tenter quelques expériences professionnelles autres, les deux jeunes gens ont laissé leur projet en attente. Celui-ci a évolué et s'est orienté vers un format plus petit : la verrine utilisée lors des apéritifs et autres cocktails dînatoires. "Nos proches nous ont alors convaincu du bien-fondé et des chances de réussite du produit", raconte Thibaut Gilquin.

Do Eat (salé)

Début 2013, les deux porteurs de projet ont introduit un dossier auprès de Nest'up, le programme wallon d'accélération de start-up. Candidature acceptée, l'aventure a pris un subit coup de fouet. Trois mois durant, d'avril à juin 2013, le couple d'entrepreneurs a été accompagné, de manière intensive, dans la recherche de partenaires et de financement, la rédaction du business model, la communication, la définition du prix, l'étude de marché ou encore l'amélioration technique de la verrine. "Grâce à nos coaches, nous avons rencontré de nombreux experts dans des disciplines très différentes. Cela a été pour nous un véritable foisonnement de bonnes idées, de rencontres riches et d'expérience engrangée", clament à l'unisson les deux chefs d'entreprise. Tout cela pour aboutir à la commercialisation des verrines Do Eat en septembre 2013.

Fabriquées selon une recette saine et naturelle, sans matières grasses ni additifs, les verrines préservent le goût des préparations qu'elles contiennent. "C'est ce qui nous différencie des contenants en pâte feuilletée ou autre biscuit. La verrine est neutre, l'aliment est roi", expose fièrement Thibaut Gilquin. Les verrines sont personnalisables tant en ce qui concerne la forme que la couleur, et permettent l'impression de logos ou de messages avec de l'encre alimentaire. Cette matière convient pour différents modes de cuisson : le four, le four à micro-ondes et la friteuse.

Une innovation respectueuse de l'environnement 

Outre l'aspect amusant des verrines mangeables, Do Eat insiste sur les impacts bénéfiques du concept pour l'environnement. Les verrines sont réalisées à partir de déchets issus de l'industrie de la pomme de terre, déchets qui connaissent traditionnellement une issue moins vertueuse. En comparaison à la vaisselle jetable, Do Eat permet d'éviter une quantité importante de déchets plastiques, qui nécessitent, en outre, tri et collecte. Ajoutons à cela le fait que si la verrine Do Eat n'est pas consommée, elle est biodégradable et compostable…

Le processus de reconditionnement de la fécule de pomme de terre, récupérée dans des entreprises agro-alimentaires belges, est réalisé par une entreprise hollandaise. Cette dernière doit veiller, dans le cadre du cahier des charges Do Eat, à minimiser les déchets de production. Dans les faits, les rebuts de production sont très largement réintégrés dans le processus de production.

Do Eat (sucré)

Le montage et l'imperméabilisation des verrines sont, quant à eux, réalisés par les Ateliers de Tertre, une entreprise de travail adapté œuvrant à la réinsertion professionnelle de personnes en difficulté sociale. De quoi limiter les émissions de CO2 liées à la logistique. "Nous veillons à optimiser les transports tant des matières premières que du produit final vers nos clients", pointe Hélène Hoyois.

Un avenir "ecofun"

"Bien souvent, le respect de l'environnement est perçu comme une contrainte. Nous souhaitons corriger le tir et réellement concilier écologie et fun", plaident les concepteurs de Do Eat.

La clientèle de l'entreprise est composée de professionnels (essentiellement des restaurateurs) et de particuliers, par le biais de magasins spécialisés et autres épiceries fines. "Actuellement, notre zone de chalandise touche Bruxelles, la Wallonie, la France, le Luxembourg et même l'Italie. À court terme, nous souhaitons développer davantage notre carnet de commandes, en Flandre notamment ", confie Thibaut Gilquin. Deux commerciaux ont été engagés en septembre 2014 pour démarcher de nouveaux clients.

La jeune start-up envisage également de lancer des kits "Do Eat Yourself" afin que les consommateurs puissent réaliser eux-mêmes des formes de verrine à leur goût. Un autre grand chantier consiste à aromatiser les verrines actuellement neutres. "On peut, en effet, imaginer des verrines parfumées à l'ail et au basilic afin qu'elles puissent accueillir idéalement des tomates et de la mozzarella. Les combinaisons sont infinies", en salive déjà Hélène Hoyois.

Do Eat se plaît à imaginer que, d'ici quelques années, les verrines comestibles seront l'évidence et la vaisselle jetable anachronique… C'est tout le mal qu'on lui (et nous) souhaite ! 

 

Carte de visite

Do Eat SA

Emploi : 4 personnes

rue Emile Francqui 6/1

1435 Mont-Saint-Guibert

0497/55.42.60

doeat.com

 

Z'ont dit
De Marie-Martine Schyns,

ministre de l'Enseignement, sur l'identité chrétienne du CDH : "C'est beaucoup plus large que cela. Je suis chrétienne, oui. Mais je suis humaniste. Je suis centriste. Il n'y a plus de chapelle au CDH." (L'Écho, 16/12/17)

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