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publié le 08/11/2012 Imprimer Imprimer en PDF

Interview | Cécile Bossicart, présidente de l'aile francophone de l'Union des coiffeurs

"Il faut redynamiser la Wallonie"

Cécile Bossicart

Cécile Bossicart, présidente de l'aile francophone de l'UBK/UCB.

Depuis juillet dernier, Cécile Bossicart est à la tête de l'aile francophone de l'Union des coiffeurs belges (UBK/UCB). Ses objectifs ? Redynamiser la Wallonie et Bruxelles. Sans oublier la formation.

Le championnat de la Communauté française de coiffure 2012 a lieu ce 12 novembre au WEX de Marche-en-Famenne. L'occasion pour la présidente de la partie francophone de l'UBK/UCB de rappeler ses priorités.

 

- Comment se porte le métier en période de crise ?

- Le secteur subit la crise comme les autres… Même si pendant cette période de Toussaint, et plus globalement de fin d'année, plus de gens vont chez le coiffeur, la situation est plutôt calme.

 

- Y a-t-il des choses à faire pour remédier à cette situation ?

- Il n'y a pas de recette miracle. Mais on constate que les coiffeurs qui restent à la pointe de la nouveauté s'en sortent mieux. Surtout ceux qui proposent des formations dans leurs salons.

 

- Coiffeur, un métier difficile…

- Oui, effectivement. Pas tant pour l'activité en elle-même. Mais pour rester au fait des tendances. C'est une sorte de formation qui ne s'arrête jamais. La coiffure suit la mode, et tous les six mois, il y a de nouvelles choses à incorporer.

 

- Quelles sont les différentes formules de formation ?

- Nous avons cinq centres de formation dont trois francophones, à Bruxelles, Liège et Charleroi. Chacun des centres propose une panoplie très complète de formations allant de la coupe de cheveux à la coloration, en passant par des nouveautés, comme le bien-être qui est très tendance pour le moment. Le massage du cuir chevelu a son petit succès.

 

- Les statistiques montrent que le secteur est en pénurie. Il est difficile de recruter ?

- Pas spécialement. La main-d'œuvre est là. Il n'y a pas de difficulté pour trouver du personnel, mais il y en a pour trouver du personnel qualifié. Il ne faut pas que les jeunes aient peur de se former, et il ne faut pas qu'ils pensent tout connaître en ayant un diplôme en main. Comme je l'ai dit précédemment, la coiffure est un métier exigeant qui demande un certain investissement personnel. Il faut toujours être à l'écoute des nouvelles tendances, se renouveler sans cesse. Cela passe par le biais des formations.

 

- Existe-t-il des aides à la formation ?

- Oui. Tout travailleur a droit à une prime de 75 euros brut à chaque formation accréditée. Le Fonds de sécurité d'existence octroie cette aide aux employés.

 

- Quel est votre objectif personnel en tant que présidente de la partie francophone de l'UBK/UCB ?

- Je veux redynamiser la Région bruxelloise et la Wallonie. J'estime qu'avec seulement trois centres de formation, les coiffeurs doivent se déplacer trop loin. Il y a des régions plus critiques comme Tournai, le Luxembourg ou encore Verviers. Ce n'est pas seulement la formation qu'il faut redynamiser, mais tout l'aspect show, démonstration des nouvelles tendances. Comme je l'ai dit, les coiffeurs se déplacent beaucoup, et ce n'est pas toujours agréable.

 

- Quels sont les événements à venir pour l'UBK/UCB ?

- Un événement particulièrement important pour l'aile francophone de l'Union a lieu ce 12 novembre au WEX de Marche-en-Famenne. Entre 400 et 500 personnes sont attendues pour démontrer leurs talents au cours du championnat de la Communauté française de coiffure 2012. Différentes catégories sont représentées : "youngster" pour les coiffeurs toujours aux études, "bachelor" pour les coiffeurs de moins de 24 ans et, enfin, "master" pour les autres.

 

Laurent Zanella

 

UBK-UCB-Union-des-coiffeurs-belges

 

L'UBK/UCB en quelques chiffres

Le monde de la coiffure représente 18.000 salons en Belgique, selon Jean-Luc Dumont, président de l'UBK/UCB. L'Union s'adresse à l'ensemble du monde de la coiffure, indépendants et salariés, et représente celui-ci dans toutes les matières socioéconomiques, au niveau de la formation (formation tout au long de la vie et groupes à risque) mais aussi auprès de certaines instances européennes. "Nous représentons les coiffeurs belges dans leur ensemble. Nous sommes une fédération nationale et comptons entre 4.000 et 5.000 membres au nord comme au sud du pays, expliqueCécile Bossicart. Environ 1.500 sont francophones."

  

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Z'ont dit
De Jean-Michel Javaux

(Écolo), sur Raoul Hedebouw (PTB) : "Ce garçon sait y faire avec les médias : il joue à mort la carte de la politique à l'américaine, il est sur Facebook, dans les cocktails, il fait du networking à mort, c'est assez cocasse pour un parti qui veut la fin du capitalisme." (M… Belgique, 11/04/14)

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