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publié le 02/11/2007 Imprimer PDF

Fiscal | Indépendants à titre complémentaire

L'administration n'aime pas les activités en perte

Les indépendants à titre complémentaire sont très souvent en perte durant la phase de lancement de leur petite entreprise. Les rentrées sont limitées, en raison de la nature de l’activité et les charges peuvent être importantes.

Mais l’administration n’aime pas les activités en perte. Car celle-ci s’impute sur les revenus de salarié, ce qui provoque un remboursement parfois important de précompte professionnel. Les fonctionnaires partent très souvent de l’idée que toute activité indépendante doit être et est nécessairement source de bénéfices. Une perte serait donc anormale et suspicieuse qu’il conviendrait de gommer et de ramener à zéro. A cet effet, l’administration utilise différentes techniques pour arriver à ses fins. Avec des résultats pas toujours heureux devant les tribunaux.

Activité non professionnelle = hobby

Pour que la perte soit déductible des revenus professionnels, encore faut-il qu’elle résulte d’une activité exercée à titre professionnel et non d’un hobby, auquel cas on serait en présence d’une activité purement privée. Ainsi un employé exerçant une activité de journaliste indépendant, spécialisé dans les problèmes de l’Extrême-Orient, qui voulait déduire le coût de ses voyages, a essuyé un refus. Le domaine de l’informatique passionne beaucoup de gens et ce hobby peut s’avérer coûteux. Il pourrait être tentant de transformer ce loisir en une activité professionnelle et déduire l’ensemble des frais au titre de charges, quitte à se trouver en perte. La limite entre le hobby et l’activité professionnelle est très floue et l’administration utilise rarement cet argument pour rejeter les pertes professionnelles. A partir du moment où le contribuable est enregistré dans la banque-carrefour des entreprises, il est censé exercer une activité à titre professionnel. Et comme l’administration ne peut juger l’opportunité des dépenses et la façon dont on gère son entreprise, on comprend aisément qu’elle ne s’aventure pas très souvent sur cette voie.

Comptabilité non probante

Lorsque l’entreprise est en perte et que l’administration estime que sa comptabilité n’est pas probante, elle rejette la perte et la ramène à zéro. L’administration s’appuie sur la jurisprudence qui, dans le passé, lui a été favorable et a tendance, en cas de perte, à rejeter la comptabilité pour de futiles motifsLe tribunal de 1re Instance de Liège, dans un jugement du 30 avril 2007 vient, à juste titre, de condamner cette attitude qui, selon le magistrat, "s’apparente à une véritable politique". Si une entreprise fait une perte de 10.000 € et que ses charges professionnelles sont totalement justifiées, le rejet des pertes équivaut à majorer le bénéfice brut de 10.000 €. Sans que l’administration apporte la preuve de la rectification à la hausse de ce bénéfice. Et si l’administration rétorque qu’elle ne rectifie pas à la hausse le chiffre d’affaires, alors elle rejette les charges professionnelles qui, dans le cas d’espèce, étaient incontestables. Le tribunal de Liège a estimé que pareille rectification est arbitraire, d’autant plus que les griefs à l’encontre de la comptabilité étaient assez légers.

Dépenses déraisonnables

Le code d’impôts autorise l’administration à rejeter la déduction de certaines dépenses professionnelles au motif qu’elles dépassent "de manière déraisonnable" les besoins professionnels.En principe, un contrôleur ne peut pas critiquer l’opportunité d’une dépense, mais il peut néanmoins rejeter une charge au motif qu’elle est déraisonnable et à la condition d’en apporter la preuve. Cette preuve, l’administration doit l’établir dépense par dépense. Et lorsque l’administration invoque cette disposition légale, elle ne peut plus revenir en arrière et prétendre que la dépense n’est pas justifiée ou qu’elle n’est pas professionnelle. Lorsqu’un indépendant à titre complémentaire est en perte, l’administration a tendance à soutenir que ses dépenses sont disproportionnées par rapport aux revenus générés par l’activité et par conséquent déraisonnables. La perte est ainsi rejetée et ramenée à zéro. La jurisprudence sanctionne généralement ce type de raisonnement. Mais récemment, le tribunal de Bruges a jugé que "lorsqu’il existe durant deux années une disproportion entre les revenus et les dépenses, alors qu’aucun indice ne laisse présumer que l’activité accessoire deviendra rentable, les dépenses ne sont pas raisonnablement justifiées par les besoins professionnels".Ce jugement, isolé, est certes contestable d’un point de vue juridique mais nous pensons que ce sont les circonstances de fait qui sont à sa base. Il s’agissait d’une activité à titre complémentaire de création de sites web. Le chiffre d’affaires généré s’élevait à 500 € (pour des charges de plus de 2.500 €) pour une année et à 1.000 € (charges de plus de 5.000 €) pour la suivante. Il est permis de se demander si l’activité déployée l’était vraiment à titre professionnel ou s’il s’agissait d’un hobby présenté sous le couvert d’une activité professionnelle. A force de tirer sur la corde…

MPH

Bons / Mauvais points
Bon pointLe chômage

est en baisse en Wallonie sans discontinuer depuis 2009. C'est la seule des trois Régions à résister ainsi à la crise. Pour de bonnes et de mauvaises raisons, mais le résultat est là...

Mauvais pointEurostat compare

les coûts horaires de la main-d'œuvre au sein de l'Union européenne. La Belgique est deuxième avec 39,3 € de l'heure, largement au-dessus de la moyenne des 27 (23,10 €).

Bon pointLa dette

du pays est détenue à 47 % par des nationaux (particuliers ou institutions) contre 41,6 % l'année précédente. En Belgique, l'épargne privée est supérieure à la dette publique, ce qui est un élément de confiance pour les marchés financiers.

Mauvais pointLe Palais

de justice de Malines rénové au noir ! Quatre ouvriers contrôlés n'étaient pas déclarés et deux d'entre eux se trouvaient en outre en séjour illégal.

Bon pointLe gouvernement

wallon octroie 28 millions de subventions à 194 villes et communes, qui permettront d'aménager ou de rénover 280 kilomètres de trottoirs.

Mauvais pointLa ministre

wallonne de l'Égalité des chances, Éliane Tillieux (PS), veut imposer la parité hommes-femmes dans les organes de décision du non-marchand subsidié. Levée de boucliers dans le secteur, qui juge la mesure contraire à la liberté d'association.

Bon pointLes Chinois

vont produire du blanc-bleu belge. L'Association wallonne de l'élevage a l'autorisation d'y exporter des semences bovines congelées.

Mauvais pointLes tunnels

Loi et Cinquantenaire seront fermés pendant 97 jours à partir du 11 juin, en raison des travaux du pôle intermodal de Schuman. Bouchons garantis. Environ 3.000 voitures à l'heure passent par ces tunnels aux heures de pointe...

Bon pointLe bicentenaire

de la bataille de Waterloo, en 2015, sera dignement célébré. Un chantier de 30 millions d'euros est ouvert pour rénover le site. Le nouveau mémorial portera la griffe de Franco Dragone.

Mauvais pointDeux asbl

pour la protection de l'environnement réclament des sanctions contre des coureurs de Liège-Bastogne-Liège qui ont jeté des bidons et des emballages le long du parcours. Le Tour de France avec le sac-poubelle sur le vélo, ce sera curieux...

Bon pointLa banque

de données électronique des actes notariés sera opérationnelle dans deux ans, annonce Bart van Opstal, président de la Fédération du notariat. Lancé en 2010, ce vaste projet permettra à chaque citoyen de consulter à distance les actes qui le concernent.

Mauvais pointEnviron 15.000

amendes de roulage, d'un montant de 300 à 800 €, ont été passées à la déchiqueteuse. Elles ont croupi dans des cartons et dépassé le délai de prescription !

Bon pointUn dentiste

australien, Allan Stewart, qui avait obtenu son diplôme de droit en 2006, vient de réussir son master en sciences médicales. Allan Stewart est né le 7 mars 1915 ! Il a donc 97 ans bien sonnés.

Mauvais pointLa Wallonie

présente un déficit d'image et un label "made in Wallonia" ne serait pas porteur. C'est ce qui ressort d'une étude McKinsey, qui a coûté 477.000 euros mais qui est top secret. Les députés peuvent la lire, mais rien copier ni divulguer.

Z'ont dit
De Wouter Beke,

président du CD&V : "Le meilleur plan de relance est de combler le déficit budgétaire." (Le Vif, 04/05/12)

De Nico Cué,

patron de la FGTB métal wallonne : "L'influence du PTB sur nous est très, très faible. C'est vrai aussi pour le PS." (La Libre Belgique, 30/04/12)

De Benoît Lutgen,

président du CDH : "Je ne veux pas envoyer un communiqué chaque jour. Je n'ai pas cette agitation médiatique et j'en suis fier." (Le Soir, 30/04/12)

De David Abiker,

journaliste français : "Il faut arrêter de comparer Hollande à Mitterrand et lui laisser le temps de se faire un prénom." (La Libre Belgique, 08/05/12)

De Pierre-Yves Jeholet,

député wallon MR, reprochant à la majorité la création de la Caisse d'investissement de Wallonie (aussi appelée "banque publique") : "Votre bidule ne sert à rien et fait perdre de l'argent à la Wallonie." (L'Écho, 26/04/12)

De Daniel Pennac,

écrivain français, sur la politique : "Je vote, évidemment. Et il m'arrive, en regardant la télévision, d'essayer de dissocier le message de la marionnette, mais il est très rare de ne pas voir les fils." (Le Vif, 04/05/12)

De Kris Peeters,

ministre-président flamand, partisan d'un sous-statut pour la Région capitale : "Bruxelles dispose de ses propres compétences régionales. Mais c'est aussi le lieu de rencontre entre les deux communautés du pays. C'est comme le cap de Bonne Espérance où deux océans se rejoignent." (L'Écho, 28/04/12)

De Jean-Luc Mélenchon,

leader du Front de gauche français, voyant des journalistes à sa fête du 1er mai : "Ne laissez pas ces fachos s'approcher." (La Libre Belgique, 05/05/12)

De Daniel Piron,

secrétaire régional de la FGTB de Charleroi, fâché contre le PS : "C'est un parti social-démocrate. Il tente de réformer le capitalisme. Pas de le remplacer par un autre système. Notre analyse est anticapitaliste." (La Libre Belgique, 30/04/12)

De Gérard Deprez,

sénateur MCC, vice-président du MR, qui n'entend pas décrocher à 68 ans : "Moi, j'ai négocié trois réformes de l'État et je sais qu'il y en aura encore trois, voire davantage. J'observe tous ces débats avec plus de sérénité." (Le Vif, 04/05/12)